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Palestine


PCHR du 23 au 29 février 2012

Les Forces d'occupation israéliennes (FOI) continuent leurs attaques systématiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés.

Durant cette semaine du 23 au 29 février 2012 :

    les FOI ont continué leurs violences contre les manifestations pacifiques en Cisjordanie :
    • un civil palestinien a été tué lors d'une manifestation non violente à al-Ram, au nord de Jérusalem, protestant contre les tentatives des FOI d'envahir la mosquée al-Aqsa ;
    • 5 manifestants, dont un député israélien arabe de la Knesset et un député du Conseil législatif palestinien ont été blessés dans 2 manifestations dans le centre d'Hébron ;
    les FOI ont poursuivi leurs bombardements et leurs tirs dans la bande de Gaza :
    • un militant de la résistance palestinienne a été blessé à l'est de Gaza ville ;
    • un tunnel et un conteneur ont été détruits à Rafah et des dommages ont été causés sur 3 maisons et les bureaux de la Fédération internationale de Football dans le nord de la bande de Gaza ;
    • les FOI ont tiré sur des pêcheurs palestiniens et leurs bateaux ;
    les FOI ont mené 58 incursions dans les communautés palestiniennes de Cisjordanie :
    • elles ont investi les bureaux des chaînes locales de télévision Watan et Al-Quds, et se sont emparées de matériels de diffusions, parmi d'autres matériels ;
    • elles ont arrêté 40 Palestiniens, dont 2 mineurs ;
    Israël a poursuivi ses démarches pour créer une majorité juive à Jérusalem-Est :
    • la municipalité israélienne de Jérusalem a enregistré les terres de l'aéroport de Qalandya au nom du « Département des terres d'Israël » ;
    • la fermeture du club Silwan Charity et Silwan Islamic est prolongée d'un an ;
    les FOI ont poursuivi leurs activités de colonisation en Cisjordanie et les colons israéliens leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens :
    • les FOI ont rasé aux bulldozers un puits, une citerne d'eau et un hangar agricole et saccagé 22 dunums (2,2 ha) de terres, et arraché 960 arbres fruitiers à Hébron ;
    • elles se sont emparées de 21 dunums de terres à Salfit ;
    • les colons israéliens ont porté deux attaques dans Hébron ;
    • ils ont organisé des défilés provocateurs dans Hébron, sous la protection des FOI ;
    • les colons israéliens ont investi des villages palestiniens et tagué des slogans racistes anti-arabes, offensant le prophète Mahomet ;
    les FOI ont continué leurs attaques contre les pêcheurs palestiniens en mer :
    • elles ont ouvert le feu sur des pêcheurs palestiniens au large de Deir al-Balah et ont saisi leurs filets de pêche ;
    Israël a maintenu un bouclage total sur les TPO et l'isolement de la bande de Gaza du monde extérieur :
    • 9 Palestiniens, dont 3 mineurs, ont été arrêtés sur des check-points en Cisjordanie ;
    • un élève a été maltraité à Hébron.

Des dizaines de policiers israéliens ont essayé de pénétrer de force dans la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, alors que les fidèles palestiniens se trouvaient à l'intérieur
vendredi 24 février 2012

Violations israéliennes recensées durant la période du 23 au 29 février 2012

1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

Jeudi 23 février

Minuit trente, les FOI investissent le camp de réfugiés d''Ein Beit al-Ma'a, à l'ouest de Naplouse, patrouillent dans les rues et forcent un certain nombre de maisons. Elles se retirent vers 5 h, après avoir arrêté 7 Palestiniens et les avoir transférés au centre de détention d'Huwara, au sud de Naplouse :

  • Fawzi Issa al-Hersh, 25 ans ;
  • Ali Yousef Mahmoud Ma'arouf, 26 ans ;
  • Asad Abdul Karim Said, 19 ans ;
  • Ayman Naser Ma'arouf, 20 ans ;
  • Mohammed Khaled al-Bouhi, 20 ans ;
  • Salah Suleiman Abu al-Rish, 20 ans, et
  • Imad Ramadan Ahmed Shahin, 19 ans, qui a de nombreux problèmes de santé.

Minuit quarante, les FOI entrent dans 'Azzoun, à l'est de Qalqilya. Elles patrouillent quelques temps dans les rues et pénètrent dans un certain nombre de maisons pour les fouiller. Avant de se retirer vers 6 h, elles arrêtent 7 Palestiniens, dont 2 mineurs :

  • Ja'afar Ahmed Hussein, 21 ans ;
  • Mohammed Samir Hassan Abu Haneya, 20 ans ;
  • Udai Mohammed Said Salama, 20 ans ;
  • Talal Taher Salim, 21 ans ;
  • Ihab Taleb Mahmoud Masha'al, 17 ans ;
  • Uthman Salim Samir, 12 ans, et
  • Ahmed Yousef Salama Salim, 19 ans.

Aux premières heures de la journée, les FOI entrent avec des véhicules et un gros bulldozer dans Fahma, au sud-ouest de Jénine. Alors qu'elles patrouillent, le bulldozer se retrouve coincé dans une ruelle de 3 mètres dans le centre du village. Quand le conducteur bulldozer essaie de dégager le bulldozer de la ruelle, il démolit en même temps le mur extérieur d'une maison appartenant à Ahmed Sedqi Ahmed Ali Nawasra, 50 ans, ainsi qu'un vieux mur et un puits appartenant à Adnan Yousef Hassan Mara'aba, 46 ans. Les FOI se retirent plus tard sans autres incidents.

8 h 50, incursion des FOI dans Kafr Ne'ma, à l'ouest de Ramallah.

9 h 30, dans Ramon, au nord-est de Ramallah.

10 h, dans 'Abween, au nord-ouest de Ramallah.

10 h 30, dans al-Janya, même secteur.

11 h, dans Shweika, au nord de Tulkarem.

13 h 30, dans Qalqilya, où l'armée remet au cours de ses patrouilles des avis à des Palestiniens exigeant la démolition de leurss serres, pour lesquelles ils n'ont pas obtenu de permis de construire.

17 h, dans Beit Leed, à l'est de Tulkarem.

Vers 17 h 15, les FOI positionnées à la frontière à l'est de Khan Younis, au sud de la bande de Gaza, ont ouvert le feu dans des élevages de al-Sreij, quartier al-Qarara village, au nord-est de Khan Younis. Dans le même temps, l'aviation des FOI a ouvert le feu dans la zone. Aucune victime n'a été signalée.

19 h, incursion dans Shweika, banlieue nord de Tulkarem, et dans Safarin, à l'est.

19 h 30, dans 'Anabta, même secteur.

19 h 45, dans 'Azzoun, à l'est de Qalqilya. Les FOI patrouillent dans les rues, montent un check-point et ferment la porte métallique à l'entrée du village. Elles limitent la circulation et imposent un couvre-feu aux habitants. Pendant ce temps, elles patrouillent dans les rues, en tirant en l'air.

20 h 50, incursion des FOI entrent dans al-Zawya.

Vendredi 24 février

Minuit et quart, incursion dans Kafr Thulth, à l'est de Qalqilya.

A environ 00 h 30, l'aviation tire 2 missiles sur un groupe de membres palestiniens de la résistance à l'est d'al-Zaytoon quartier Est de la ville de Gaza. L'un d'eux contracte des blessures par les éclats.

Vers 3 h 25, l'aviation tire un missile sur un site de formation utilisé par le Addin Izz al-Qassam, la branche armée du Hamas, dans l'est du village bédouin dans le nord de la bande de Gaza. Les fenêtres de deux maisons dans le sud-ouest du site ont implosé à la suite de l'explosion. Idem pour les fenêtres de la Fédération internationale de football, au sud du site. En outre, les habitants, surtout des femmes et des enfants, ont été pris de panique en raison de la forte explosion. Aucune victime n'a été signalée. Le missile a creusé un gros cratère dans le site de formation.

8 h 20 incursion dans Hableh, au sud de Qalqilya.

9 h 15, dans Sonjol, au nord de Ramallah.

10 h dans Deir Qeddis, à l'ouest de Ramallah.

11 h, dans Deir Jareer, au nord-est de Ramallah.

11 h 30, dans Beit 'Aor al-Tahta, à l'ouest de Ramallah.

16 h, dans Deir al-Ghsoun, au nord de Tulkarem.

18 h 40, dans 'Azzoun, à l'est de Qalqilya.

20 h 50, dans Bedia, au nord-ouest de Salfit.

21 h 20, dans al-Zawya, même secteur.

Vers 21 h 30, les FOI positionnées à la frontière Est d'al-Shejaiya à l'est de la ville de Gaza, tirent un obus sur une maison appartenant à Maher al-Darwish Ateya Zaq, 48 ans. Il n'explose pas mais il a causé un trou de 1 mètre carré dans une des pièces. Aucune victime n'a été signalée. La maison qui mesure 280 mètres carrés, est située près d'al-Ménar à l'est d'al-Shejaiya. Elle est habitée par une famille de 12 membres, dont 8 enfants. Les services de déminage ont déclaré qu'il s'agit d'un un obus de mortier.

22 h 30, incursion dans Snira et dans Beit Amin, au sud-est de Qalqilya.

23 h, incursion dans Alar, au nord-est de Tulkarem.

23 h 30, dans 'Arraba et Fahma, au sud-ouest de Jénine.

Samedi 25 février

Minuit, les FOI entrent dans Beit Qabatya, patrouillent quelques temps et se retirent du village.

Minuit et demi, incursion dans la ville et le camp de réfugiés de Jénine.

Vers 6 h, les FOI positionnées à la frontière à l'est de Khan Younis, au sud de la bande de Gaza, ont ouvert le feu dans des élevages de al-Sreij quartier al-Qarara village, au nord-est de Khan Younis.

9 h 30 incursion dans Kober, au nord-ouest de Ramallah.

10 h, dans Kafr 'Ein, même secteur.

10 h 30, dans al-Nabi Saleh, au sud-ouest de Ramallah.

11 h 30, dans Beitin, au nord-est de Ramallah.

19 h 30, dans Kafr Malek, même secteur.

A environ 23 h 20, l'aviation tire un missile sur une usine de ciment à Tal al-Sultan, au sud-ouest de Rafah. En conséquence, une cuve à l'intérieur de l'usine a été détruite. Aucune victime n'a été signalée.

Dimanche 26 février

Vers 00 h 20, l'aviation tire au moins un missile sur un tunnel dans al-Salam, quartier sud de Rafah, à la frontière entre l'Égypte et la bande de Gaza. Le tunnel a été détruit mais aucune victime n'a été signalée.

1 h, les FOI entrent dans al-Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah, investissent de nombreuses maisons, tirent des grenades à percussion traumatisantes dans le ciel et se déploient dans les rues et aux entrées du village. Elles se retirent vers 2 h 30.

9 h, dans Deir 'Ammar, même secteur.

11 h, dans Beit 'Aor al-Tahta, à l'ouest de Ramallah.

A environ 18 h, les gardes côte ouvrent le feu sur un certain nombre de pêcheurs palestiniens qui pêchent à 2000 mètres au large de Deir al-Balah. Ils doivent se déplacer à environ 450 mètres à l'est dans la crainte pour leurs vies, mais l'IOF en profite pour confisquer les filets appartenant à Samir Nustafa Suleiman al-Aqraa, 42 ans, originaire de Deir al-Balah, et Yousef Mohammed Musa al-Aqraa, 52, de Deir al-Balah.

Lundi 27 février

Minuit dix, les FOI entrent dans 'Azzoun, à l'est de Qalqilya, patrouillent dans les rues, forcent et fouillent de nombreuses maisons. Elles détiennent 'Adli Zaki Abdul Razzaq Radwan, 34 ans, pendant environ 2 heures. Elles le libèrent après lui avoir remis une convocation pour se présenter devant les Renseignements israéliens.

1 h, incursion dans Kafr Qalil, au sud-est de Naplouse. L'armée patrouille, fouille des maisons et arrête 10 Palestiniens et les emmène au centre de détention d'Huwara, au sud de Naplouse :

  • Saqer Khaled Mansour Abu al-Sa'ud, 19 ans ;
  • Jaber Hekmat 'Amer, 21 ans ;
  • Bahaa Mufid 'Amer, 23 ans ;
  • 'Inad Samer 'Amer, 23 ans ;
  • Nasir Bassam 'Amer, 22 ans ;
  • Deyaa Ra'ed Mansour, 24 ans ;
  • Mustafa 'Ali 'Amer, 22 ans ;
  • Abdullah Hassan 'Amer, 23 ans ;
  • Temer Mereb 'Amer, 22 ans, et
  • Shalabi Mereb 'Amer, 19 ans.

1 h, incursion dans Naplouse ; dans al-Nabi Elias, à l'est de Qalqilya.

A environ 18 h, les canonnières FOI ont ouvert le feu sur des pêcheurs palestiniens qui pêchaient 2.000 mètres au large de la côte de Deir al-Balah. Les pêcheurs ont regagné le rivage dans la crainte pour leurs vies.

19 h 15, incursion dans 'Azzoun, à l'est de Qalqilya, pour la deuxième fois de la journée. L'armée patrouille, monte un check-point à l'entrée de la ville. Elle investit des boutiques et retient Abdul Rahman Yousef Hussein Shbeita, 25 ans. Les soldats l'interrogent et le relâchent.

21 h 30, dans Kafr Qaddoum, au nord-est de Qalqilya.

22 h 30, dans 'Azzoun, pour la troisième fois de la journée.

Mardi 28 février

2 h, les FOI entrent dans le secteur d'al-Jabryat, qui domine le camp de réfugiés de Jénine, à l'ouest de Jénine. Elles y stationnent et des dizaines de soldats s'infiltrent discrètement de nuit dans le camp de réfugiés. Elles forcent la maison de Mahmoud Said Suleiman Sa'adi, 32 ans, un dirigeant du Jihad islamique, dans le centre du camp, et la fouillent. Sa'adi est arrêté.

Puis elles investissent la maison d'Ali Qassem Ali Sa'adi, membre du Jihad islamique, arrêté également. Les soldats s'en vont ensuite stationner dans le quartier d'al-Hawashin, dans le centre du camp de Jénine. Ils opèrent cette fois sur le domicile de Khaled Saleh Hussein Abu Zeina, 53 ans, qui est arrêté.

Puis chez Munir Faysal Ersan al-Qreini, 24 ans, et Ghassan Ragheb Abdul Rahman Sa'adi, 50 ans, tous deux membres du Jihad islamique. Al-Qreini et Sa'adi ne sont pas chez à ce moment-là.

Les FOI vont également chez Mohammed Ali Barakat Dabaya, 28 ans, membre du Fatah, dans le secteur de Talaat al-Ghubs, au sud du camp, lui aussi arrêté.

Vers 5 h, l'occupant se retire du camp de Jénine, emmène les 4 Palestiniens arrêtés au centre de détention de Salem, au nord-ouest de Jénine, où ils sont interrogés, puis relâchés vers 10 h 30, à l'exception de Dabay.

13 h, incursion dans Zabouba, au nord-ouest de Jénine, où l'armée patrouille dans les rues tout en tirant. Pendant ce temps, des jeunes Palestiniens se regroupent, puis se mettent lancer des pierres sur l'occupant qui réplique en lançant des lacrymogènes sur les garçons.

Mercredi 29 février

1 h 30, incursion dans Naplouse. L'armée patrouille dans la ville, fouille un certain nombre de maisons et se retire ves 5 h, après avoir arrêté 3 Palestiniens qui sont transférés au centre d'Huwara :

  • 'Awni Mazen al-Shakhshir, 27 ans ;
  • Sabri Umar Sabri al-Zammar, 25 ans, et
  • 'Amer Abu Za'arour, 24 ans.

A l'aube de ce mercredi, les FOI entrent aussi dans Ramallah et dans al-Bireh. Elles investissent les bureaux de la chaîne de télévision Watan. Avant de se retirer, elles s'emparent du matériel de diffusion, l'empêchant ainsi d'émettre.

D'après les investigations conduites par le PCHR :

« Vers 2 h, mercredi 29 février, les FOI opèrent au 4è et 5è étage de l'immeuble du PARC, dans le camp de réfugiés de Qaddoura, dans le centre de Ramallah. Les bureaux de la télévision locale Watan se trouvent dans ces étages. Au moment de l'opération, 4 personnes sont présentes : le directeur de production Abdul Rahman Asaad Aref Thaher, le directeur des programmes Ahmed Zaki, et les journalistes Hamza Salayma et Ibrahim Melhem. Traher et Melhem se trouvent au 4è étage et sont prêts à partir quand ils sont surpris par 7 soldats à l'entrée du 4è étage. Les soldats les arrêtent à la sortie de leurs bureaux et leur ordonnent de s'asseoir et de ne pas bouger. Ils investissent alors les bureaux du 4è étage sans autre explication. Zaki et Salayma, qui sont au 5è étage, entendent tirer dans le quartier. Ils pensent que les FOI sont en train de mener un nouveau raid dans le camp de réfugiés et décident de filmer le raid. Alors qu'ils arrivent à l'entrée au rez-de-chaussée, ils sont surpris par plusieurs soldats. Salayma les filment mais un officier lui ordonne d'arrêter sa caméra et de lui remettre la cassette. Salayma arrête de filmer mais il remet à l'officier une autre cassette, pas celle qui contient le film. Les soldats investissent alors les bureaux et les fouillent. Avant de se retirer, ils confisquent le gros matériel de diffusion, puis 9 ordinateurs du département des informations, 2 ordinateurs du département informatique, un ordinateur du directeur des ressources humaines, 2 ordinateurs de l'unité de production, un ordinateur de la secrétaire, un ordinateur du département financier, un ordinateur portable, des cassettes et des documents. »

3 h, les FOI opèrent maintenant sur les bureaux de la télévision al-Quds, rue al-Quds, en face l'hôtel de tourisme d'al-Bireh.

« Les soldats frappent à la porte extérieure mais l'agent à l'intérieur n'ouvre pas, pensant qu'ils allaient partir s'il n'y avait personne à l'intérieur. Des soldats escaladent alors le mur qui entoure l'immeuble où se trouvent les bureaux de la chaîne TV locale al-Quds et pénètrent dans la cour. Ils se servent d'outils pour défoncer la grande porte. Puis, l'agent de la TV al-Quds s'approche des soldats car il craint qu'ils ne détruisent complètement la porte. Il les introduit et leur demande l'autorisation d'appeler son patron pour l'informer. A ce moment, les soldats lui saisissent son téléphone portable, et un autre qu'il a pour son travail. Il leur demande alors de le laisser ouvrir la porte pour qu'ils ne la démolissent pas. Il ouvre la porte et les soldats pénètrent complètement à l'intérieur de l'immeuble. Ils défoncent la porte de la pièce où se trouvent les matériels internet et le serveur et entrent. L'officier israélien demande à l'agent de la TV al-Quds de l'emmener dans la pièce où se trouve le gros matériel de diffusion, l'agent lui répond qu'il n'a aucune idée de l'endroit où se trouve ce matériel. Les soldats montent sur la terrasse pour fouiller. Ils trouvent le matériel, et le confisquent. »

2 h, les FOI entrent dans Beit Furik, au nord-est de Naplouse, patrouillent dans les rues, fouillent un certain nombre de maisons, dont celles de Muhsen Abdul Jabbar Nasasra, Nazir Aref Aref Hanani, Mohammed Shehada Nasasra, Lino Hamdan Mleitat, Ahmed Mahmoud Hanani, Kamel Mahmoud Hanani et Mohammed Suleiman Nasasra. Avant de se retirer, vers 5 h, les FOI arrêtent 3 Palestiniens qui sont emmenés au centre d'Huwara :

  • Fadi Ahmed Mahmoud Hanani, 28 ans ;
  • Adli Kamel Mahmoud Hanani, 34 ans, et
  • Maysara Mohammed Suleiman Nasasra.

2 h également, incursion dans Hares, au nord de Salfit, où l'armée investit le domicile de Nadi Itimad Ahmed Souf, 20 ans, qui est arrêté et transféré au centre d'Huwara.

2 h toujours, incursion dans Kafl Hares, au nord de Salfit, avec fouille du domicile d'Ahmed Mahmoud Abdul Rahim Bouzeyeh, 19 ans, qui est arrêté et transféré à Huwara.

3 h, dans Deir Estaya, à l'ouest de Salfit, même opération chez Kifah Abdul Fattah Mohammed Zidan, 20 ans, arrêté et emmené à Huwara.

3 h également, dans Fara'ata, à l'est de Qalqilya ; même opération chez Kawwad Abdul Khaleq Tawil, où l'armée arrête Fadi, 25 ans, et Tawfiq, 23 ans, tous deux fils de Tawil, qui sont transférés à Huwara.

2 - Usage d'une force démesurée contre les mannifestations non violentes protestant contre la colonisation et la construction du mur d'annexion

Bil'in, à l'ouest de Ramallah : après la prière du vendredi, 24 février, Palestiniens, militants des droits de l'homme internationaux et israéliens organisent la manifestation non violente hebdomadaire dans le village, protestant contre le mur d'annexion. Ils brandissent un drapeau palestinien, appellent à la fin de la division politique et à la libération de tous les prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes. Alors qu'ils arrivent à la réserve Abu Leimoun, les soldats postés dans le secteur tirent des balles caoutchouc sur les manifestants, lancent des bombes assourdissantes et des grenades lacrymogènes. De nombreux Palestiniens, dont Haroun 'Amayra, cameraman de Palestine TV, souffrent de l'inhalation des gaz.

Ni'lin, à l'ouest de Ramallah : vendredi 24 février, après la prière, Palestiniens et internationaux manifestent, comme chaque semaine, pacifiquement pour protester contre la construction du mur. Ils scandent des slogans appelant à la réconciliation paletinienne, à l'adhésion aux droits inaliénables palestiniens et à la résistance contre l'occupation. Les soldats les agressent près du mur, tirant à balles caoutchouc, lançant des bombes assourdissantes et des lacrymogènes sur les manifestants. Nombre d'entre eux respirent les lacrymogènes.

Al-Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah : vendredi 24 février, après la prière, la manifestation des Palestiniens avec des militants israéliens et internationaux est organisée contre la construction du mur d'annexion et la colonisation, de même pour protester contre les violations israéliennes contre les lieux saints islamiques et chrétiens à Jérusalem. Ils lèvent le drapeau palestinien, scandent des slogans condamnant les actions arbitraires de l'occupant. Les manifestants se dirigent vers la porte érigée par les FOI près de l'entrée du village, et qui conduit à des terres palestiniennes dont les colons israéliens de la colonie Halmish veulent s'emparer. Les soldats israéliens, qui se sont déployés largement dans le secteur et près de toutes les entrées du village depuis le matin, commencent à agresser les manifestants qui veulent se rendre sur les terres qu'ils défendent. Les soldats tirent et lancent des grenades. De nombreux manifestants inhalent les lacrymogènes. En outre, les FOI occupent les terrasses de nombreuses maisons d'al-Nabi Saleh, les transformant en postes militaires. Les FOI se retirent vers 16 h.

Hébron : vendredi 24 février après la prière, les FOI ont multiplié les violences pour disperser deux manifestations non violentes organisées dans le centre d'Hébron, pour commémorer le 18è anniversaire du massacre du Tombeau des Patriarches, protester contre la fermeture de la rue al-Shuhada dans le centre d'Hébron, appeler à sa réouverture et au retrait des restrictions imposées à la liberté de déplacement des Palestiniens.

Les FOI ont fermé toutes les routes qui conduisent à la rue al-Shuahada et à la vieille ville d'Hébron. Ils affrontent violemment les manifestants pendant plusieurs heures. Ils tirent, lancent des grenades et aspergent de produits chimiques toxiques les manifestants. Ils s'en prennent aussi intentionnellement aux équipes de secourites qui évacuent et soignent les blessés. Autour de 40 manifestants sont blessés, souffrent de l'inhalation des lacrymogènes ou des coups portés par les FOI. En outre, l'occupant arrête 2 Palestiniens et un international.

Les manifestations sont organisées par le Comité pour la défense d'Hébron, le Comité populaire contre le Mur et les colonies, et la Jeunesse contre les colonies à Hébron. Différentes délégations de la solidarité, personnalités de l'opinion publique (des députés du Conseil législatif palestinien, le président du Front démocratique pour la Paix et l'Égalité, le député de la Knesset - parti Hadash - Mohammed Barakeh, le professeur Ghadi al-Ghazi, membre du parti Hadash, Mahmoud al-'Aloul, membre du Comité central du Fatah, l'ancienne députée du Parlement européen, Luisa Morgantini, et le dirigeant du mouvement Abnaa Elbalad, Raja Eghbareyeh), participent à ces manifestations.

D'après les investigations conduites par le PCHR :

« Après la prière du vendredi, le 24 février, des centaines de Palestiniens et des dizaines de militants internationaux participent à une manifestation non violente organisée par le Comité pour la défense d'Hébron et le Comité populaire contre le Mur et les colonies. Les manifestants viennent des fermes du sud-est de Tal Rmeida, dans le centre d'Hébron et se dirigent vers la rue al-Karantina qui conduit à l'une des principales entrées dans la rue al-Shuhada. Quand ils arrivent à près de 120 mètres de l'entrée de la rue al-Shuhada, les soldats de l'occupation qui se sont largement déployés dans le secteur lancent des bombes assourdissantes et des lacrymogènes, à distance de 5 à 15 mètres, et en tirs directs, sur les manifestants qui ne peuvent plus arriver jusqu'à la rue al-Shuhada.

« Intentionnellement, des soldats tirent des bombes assourdissantes dans les jambes de Mohammed Barakah et du député au CLP, Mohammed Amin al-Jaabari. Barekeh et d'autres manifestants sont blessés. Les soldats bousculent Barakeh et al-Jaabari tout en les menaçant. Les FOI font venir alors des véhicules blindés équipés de pulvérisateurs qu'ils utilisent pour asperger les manifestants de produits chimiques toxiques, ce qui provoque suffocations, incapacités respiratoires et pertes de conscience. Ceci se passe dans la rue al-Karantina et aux environs du cimetière islamique.

« Pendant ce temps, des dizaines de civils palestiniens accompagnent une personne décédée pour ses funérailles au cimetière islamique. Les manifestants ouvrent le chemin au cortège funéraire. Mais les FOI continuent de lances les bombes assourdissantes et les lacrymogènes. C'est délibérément qu'ils aspergent le cortège funéraire de produits toxiques, et le corps du défunt.

« Dans le même temps, une autre manifestation non violente part de la mosquée des Commandements du Prophète, dans le sud d'Hébron. Les manifestants défilent dans la rue Tareq Bin Zeyad, dans le sud de la ville. Alors qu'ils se trouvent à 150 mètres environ du check-point militaire permanent monté près de la mosquée Abu al-Rish, et qu'il faut passer pour aller à la mosquée Ibrahimi et rue al-Shuhada, les FOI qui se sont déjà déployées dans le quartier tirent, empêchant les manifestants d'aller plus loin. Elles les pourchassent dans la rue. Délibérément, elles pulvérisent des produits chimiques toxiques sur une ambulance du Comité palestinien de secours médicaux, pendant que les équipes de secours évacuent et soignent les blessés dans le quartier. C'est délibérément aussi, qu'elles aspergent de leurs produits les maisons palestiniennes voisines, repoussant les manifestations vers les environs de l'école Tareq Bin Zeyad et dans les rues voisines. »

L'usage de la violence par l'occupant contre ces manifestations fait 40 blessés chez les Palestiniens et les militants internationaux de la solidarité. 13 blessés sont hospitalisés à l'hôpital public d'Hébron et à l'hôpital Mohammed Ali al-Muhtaseb. Les autres blessés sont soignés sur place. Parmi eux, 5 sont blessés par des éclats :

  • Mohammed Barakeh, député israélien à la Knesset, blessé par une bombe assourdissante à la jambe gauche ;
  • Mohammed Amin al-Jaabari, 66 ans, membre du Conseil national palestinien, a pris un éclat de bombe assourdissante et souffre de l'inhalation des lacrymogènes ;
  • Manal Ne'man al-Ja'abari, 35 ans, souffre de brûlures légères et a pris un éclat de bombe assourdissante dans le dos et la main gauche ;
  • Rami Mahmoud 'Atawna, 33 ans, a pris un éclat de bombe assourdissante dans la main droite, et
  • Mu'tasem al-Rajabi, 22 ans, blessé aussi par un éclat dans le genou droit et a perdu conscience à cause de l'inhalation des lacrymogènes.

En outre, les FOI arrêtent un international et 2 Palestiniens :

  • Badi' Adib al-Dweik, 39 ans, et
  • Fadi Hazem Quraan, 25 ans.

Al-Dweik et l'international sont relâchés le jour même tandis que Quraan est conduit au centre de détention d'Ofer, au sud-ouest de Ramallah.

Beit Ummar, au nord d'Hébron : samedi après-midi, 25 février, les FOI agressent des dizaines de Palestiniens et internationaux qui manifestent de façon non violente à Beit Ummar, contre l'expansion de la colonie Karmi Tsur, au sud de Beit Ummar, et empêchent des agriculteurs palestiniens d'arriver jusqu'à leurs exploitations à proximité de la colonie.

Yousef Abu Mareya, militant du Comité populaire contre le Mur et les colonies, rapporte que les FOI ont encerclé les manifestants dans le secteur de Khellet al-Kutla, à 150 mètres de la clôture qui entoure la colonie Karmi Tsur. Elles ont agressé certains manifestants et les ont pourchassés dans les terres. Le frère d'Abu Mareya, Musa, 26 ans, souffre de contusions dans les jambes.

Al-Ram, au nord de Jérusalem occupée : dimanche 26 février, vers 18 h, les FOI tirent des balles caoutchouc, lancent des grenades assourdissantes et lacrymogènes sur des Palestiniens dans al-Ram. Nader Ahmed Abdul Rahman Abu Ezreiq, membre du Service de la Défense civile palestinienne, de Rafat, village à l'ouest de Salfit, est blessé par une balle dans la main droite, alors qu'il était de service.

Abu Ezreiq témoigne au PCHR :

« Vers 18 h 15, dimanche 26 février, nous recevons un appel téléphonique. La personne nous dit qu'il y a un certain nombre de civils bloqués dans une maison à al-Ram, à cause des confrontations avec les forces d'occupation israéliennes, et qu'ils ont besoin d'aide. Immédiatement, nous nous rendons sur les lieux. Nous garons notre véhicule à distance des confrontations entre les civils et l'occupant. Nous commençons à porter secours aux civils coincés dans la maison. Alors qu'on quitte la maison après avoir donné les soins, nous croisons des civils qui courent dans notre direction avec les forces israéliennes derrière qui tirent à feu nourri des lacrymogènes et des bombes sonores sur eux. Je vois des civils qui souffrent des gaz. Alors que je me dirige vers eux pour les secourir, les Israéliens nous tirent aussitôt dessus avec des balles caoutchouc. Une balle me blesse à la main droite. Une autre touche le véhicule de la Défense civile. Je quitte les lieux ensuite à cause de ma blessure. »

3 - Usage d'une force démesurée contre d'autres manifestations non violentes

Durant la dernière période, de nombreuses manifestations non violentes ont été organisées pour protester contre le raid des FOI contre la mosquée al-Aqsa dans Jérusalem occupée et contre l'emploi de la violence à l'encontre des Palestiniens qui étaient à l'intérieur de la mosquée, essayant de bloquer les colons israéliens qui tentaient d'y pénétrer pour y célébrer des rites religieux.

Un civil palestinien a été tué et un membre du Service de la Défense civile palestinienne a été blessé. En outre de nombreux manifestants, et passants, ont inhalé les lacrymogènes.

Check-point de Qalandya, au nord de Jérusalem occupée : vendredi 24 février, 13 h 30, des garçons palestiniens se rassemblent près du check-point, pour protester contre les tentatives de raid par les FOI contre la mosquée al-Aqsa. Ils scandent des slogans appelant à la fin de l'occupation israélienne et à la suppression de toutes les prisons israéliennes, et d'autres slogans condamnant la politique de répression contre les prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes et les attaques contre la mosquée al-Aqsa.

Puis ils se dirigent vers le check-point de Qalandya. Avant d'y parvenir, les FOI tirent sur les manifestants qui répondent en lançant des pierres sur l'occupant. Nombre de manifestants et de passants subissent les lacrymogènes, dont deux bébés, Maya Musa Rebhi et Nebel Ishaq, respectivement 14 et 18 mois, qui sont conduits au Centre médical Palestine à Ramallah pour des soins.

Al-Ram au nord de Jérusalem occupée : vendredi 24 février, la manifestation non violente organisée à al-Ram pour protester contre les tentatives des FOI de pénétrer dans la mosquée al-Aqsa subit les violences des FOI. Un Palestinien est tué.

Enquête du PCHR :

« Vers 15 h, vendredi 24 février, des dizaines de Palestiniens se rassemblent près de l'entrée Est d'al-Ram, au nord de Jérusalem, pour manifester de façon non violente, contre les tentatives des FOI et des colons d'investir la mosquée al-Aqsa. Certains des manifestants se dirigent vers la porte d'un camp des FDI, à 200 mètres de l'entrée d'al-Ram. Quelques-uns réussissent à mettre le feu à des pneus à l'intérieur du camp. Dans le même temps, un car sort du camp, et environ 20 soldats en descendent. Les Palestiniens qui étaient entrés dans le camp reviennent précipitamment vers l'entrée d'al-Ram. Les soldats qui se déploient près de la porte du camp FOI tirent des grenades, et s'avancent vers l'entrée d'al-Ram, les manifestants palestiniens leur lançant des pierres.

« Dans le même temps, l'un des manifestants, Tala't Abdul Rahman Diab Ramiya, 24 ans, lance des pétards sur les soldats qui se trouvent près de l'entrée d'al-Ram. Les soldats répliquent à balles caoutchouc. Environ 20 minutes plus tard, Ramiya relance des pétards sur une quinzaine de soldats qui se trouvent à l'entrée d'al-Ram, à environ 50 mètres de lui. Il est environ 16 h 18, quand un officier des FOI, qui s'est placé derrière les soldats, tire sur Ramiya, le blessant d'une balle qui le pénètre par l'aisselle droite et ressort dans le dos. Ramiya tombe au sol et est emmené, dans une voiture palestinienne, au Centre médical al-Salam, à al-Ram. Le Centre est fermé, Ramiya est alors repris par une voiture du Gouvernorat de Jérusalem. Très peu de temps après, une ambulance d'une équipe médicale palestinienne arrive et l'emmène au Centre médical Palestine à Ramallah. Vers 20 h, le décès de Ramiya est constaté. »

Des témoins ont déclaré au représentant local du PCHR qu'un soldat israélien, qui portait un gilet pare-balles noir, a tiré sur Ramiya avec l'intention de le tuer. L'officier israélien était à 50 mètres de Ramiya. Les témoins rapportent que Ramiya ne présentait aucun danger pour les soldats et que les soldats auraient pu utiliser une force moins définitive ou même l'arrêter.

Beit Hanoun : vers 11 h 50, les FOI positionnées dans des tours de guet à la frontière près de Beit Hanoun (Erez), au nord de la bande de Gaza, tirent sur un groupe de manifestants et des militants palestiniens et internationaux dans le voisinage du poste frontière. La manifestation était composée d'environ 50 manifestants, dont 5 activistes internationaux et 6 journalistes. Quand ils approchèrent à une distance de 150 mètres de la frontière, les FOI ont tiré des balles et des bombes lacrymogènes, mais aucun blessé n'a été signalé.

Saber al-Za'neen, coordonnateur de l'Initiative locale de Beit Hanoun et responsable de la manifestation, a déclaré que, vers 11h15 la manifestation se dirigeait vers la zone nord. Quand les manifestants étaient environ 150 mètres de la clôture, les FOI ont tiré des balles de façon sporadique sur eux. Puis ils ont tiré des dizaines de grenades lacrymogènes, tout en tirant des balles. Les FOI ont continué à tirer jusqu'à environ 12h30. Les manifestants ont été terrorisés et ont fui hors de la zone, mais aucune blessure n'a été signalé.

4 - Maintien du bouclage des TPO

Israël maintient un bouclage hermétique sur les TPO et les restrictions aux mouvements des civils palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est occupée.

Bande de Gaza

Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

Rafah International 

Date :
:
Partant à
l'étranger
:
:
Entrant dans la
bande de Gaza
:
:
Refoulés dans la
bande de Gaza
22 février:782:407:40
23 février:734:560:99
24 février:":":"
25 février:593:638:49
26 février:600:589:28
27 février:532:473:61
28 février:591:866:58

Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

Importations

Date :Désignations :Tonnes -Quantités -Litres
22 février:Denrées alimentaires:498
:Matériels agricoles:1006
:Marchandises diverses:1250
:Cartons de vêtements:532
:Machines à laver:408
:Réfrigérateurs:154
:Panneaux de verre:1040
:Gazinières:160
:Réservoirs pour l'eau:56
:Boeufs:381
:Cartons de chaussures:3167
:Aide humanitaire:91
:Gaz domestique:184,710
23 février: Denrées alimentaires:554
:Matériels agricoles:1102
:Marchandises diverses:923
:Cartons de vêtements:1206
:Machines à laver:238
:Réfrigérateurs:60
:Cartons de chaussures:2167
:Voitures:20
:Boeufs:200
:Panneaux de verre:1040
:Groupes électrogènes:33
:Pylônes électriques:44
:Pneus de voitures:898
:Aide humanitaire:3600
:Gaz domestique:115,800
26 février: Denrées alimentaires:678
:Matériels agricoles:723
:Marchandises diverses:781
:Cartons de vêtements:420
:Réfrigérateurs:105
:Panneaux de verre:1040
:Pylônes électriques:200
:Groupes électrogènes:13
:Aide humanitaire:4344
:Gaz domestique:70,820
27 février: Denrées alimentaires:594
:Matériels agricoles:884
:Marchandises diverses:1251
:Cartons de vêtements:960
:Voitures:20
:Panneaux de verre:520
:Pylônes électriques:156
:Groupes électrogènes:12
:Réservoirs pour l'eau:106
:Aide humanitaire:3930
:Gaz domestique:70,770

Exportations :

le jeudi 23 février 2012, les FOI ont autorisé l'exportation de 250 000 fleurs ;
le dimanche 26 février 2012, les FOI ont autorisé l'exportation de 378 000 fleurs ;
le lundi 27 février 2012, les FOI ont autorisé l'exportation de 7,6 tonnes de tomates cerise, et
le mardi 14 février 2012, les FOI ont autorisé l'exportation de 124 000 fleurs.

Notes :

le mercredi 22 février 2012, les FOI ont autorisé l'entrée de 40 tonnes d'acier de construction pour le Consulat français ; elles ont également permis l'entrée de 936 tonnes de blé ;
le jeudi 23 février 2012, les FOI ont autorisé l'entrée de 2800 tonnes de granulats de construction, 404 tonnes de ciment et 38 tonnes d'acier de construction pour l'UNRWA ; elles ont également permis l'entrée de 858 tonnes de fourrages ;
le dimanche 26 février 2012, les FOI ont autorisé l'entrée de 3780 tonnes de granulats de construction et 564 tonnes de ciment pour l'UNRWA ; elles ont également permis l'entrée de 546 tonnes de fourrages, et
le lundi 27 février 2012, les FOI ont autorisé l'entrée de 3500 tonnes de granulats de construction et 280 tonnes de ciment pour l'UNRWA ; elles ont également permis l'entrée de 780 tonnes de blé.

Beit Hanoun (Erez) 

Population :21 fév. -22 fév. -23 fév. -24 fév. -25 fév. -26 fév. -27 fév.28 fév.
Patients:43322620421443
Accompagnateurs:38312420391443
Palestiniens venant d'Israël:70143025614
Diplomates:87130001012
Presse:20310002
Internationaux:41447510042831
Gazaouis:00000000
Gens d'affaires:1009690440908796
Réunions d'affaires:40500000
Entretiens sécurisés:00000203
Personnalités:01000010
Ambulances vers Israël:01200132
Ambulances venant d'Israël:11100100

Cisjordanie

Jérusalem

Les restrictions pour entrer ou sortir de la ville sont maintenues pour les Palestiniens, dont des milliers, de Cisjordanie et de la bande de Gaza, n'ont toujours pas accès à Jérusalem. De nombreux check-points, dans et autour de la ville, ont été posés par l'occupant.

Vendredi matin, 24 février, les FOI durcissent les restrictions et posent des check-points sur la route qui conduit à la mosquée al-Aqsa. Selon des témoins, des unités d'infiltration israéliennes (en civil) et des policiers ont posé des check-points dans le centre de Jérusalem et aux entrées de la vieille ville et de la mosquée al-Aqsa.

Dimanche matin, 26 février, idem. Les FOI patrouillent en outre dans la vieille ville et dans les quartiers limitrophes. Le porte-parole israélien prétend que ces mesures sont prises dans « la crainte d'une éruption d'affrontements avec les Palestiniens autour de Jérusalem ».

Hébron

Mardi matin, 28 février, la Brigade israélienne Golani qui patrouille dans Hébron depuis le la veille arrête 2 éboueurs de la ville, qui sont à leur travail dans le sud du quartier Tal al-Rumaidi, dans le centre d'Hébron.

Selon les informations recueillies par le PCHR, et les témoignages de personnes de ce quartier dont l'une s'appelle Khaled Basayta :

« Ils sont arrivés dans le secteur vers 8 h 30 et ont commencé à travailler. Vers 10 h 50, des membres de la Brigade Golani arrivent et obligent les deux éboueurs à cesser leur travail et à remettre une partie des ordures près de la maison de la famille d'Abu Haikal. Lina Jameel Rateb Abu Haikal, 42 ans, intervient auprès des FOI leur disant qu'il est illégal d'empêcher les éboueurs d'enlever les ordures et de les retenir sous leur garde. Alors un officier israélien envoie Abu Haikal avec les deux éboueurs dans une oliveraie qui touche aux maisons d'Abu Haikal et d'al-Haddad. Ils sont détenus de 11 h à 13 h et relâchés, après que les FOI aient menacé les deux éboueurs de sanctions, et les ont mis en garde de ne plus entrer dans le secteur. 

« Lina Abu Haikal indique aussi que les ordures qui étaient enlevées dans le quartier, sont des ordures des colons qui les jettent délibérément sur l'entrée de sa maison, et d'autres maisons. Elle souligne que les FOI avaient appelé la police israélienne et un officier qui s'est présenté, après leur détention, comme appartenant à l'Administration civile.  »

Deux militants de B'Tselem, le Centre d'information israélien pour les droits de l'homme, arrivent sur le secteur : Mosa Mahmoud Abu Hashhash et Manal No'man al-Ja'bari. Ils veulent enquêter sur l'incident, mais les FOI les interpellent et les retiennent environ 30 minutes avant de les relâcher.

Dans l'après-midi du même jour, les FOI montent un site militaire dans la partie sud du quartier Tal al-Rumaida, dans le centre d'Hébron. D'après l'enquête du PCHR, et des témoignages, vers 13 h, des soldats israéliens de la Brigade Golani qui patrouillent dans le coin ont monté une tente militaire au milieu d'un chemin de terre où ils empêchent les Palestiniens des secteurs sud et est du quartier de rentrer chez eux en voiture. En outre, les Palestiniens subissent de nouvelles restrictions. Il faut indiquer que les FOI ont déjà fermé un autre chemin, le mois dernier, en posant d'énormes blocs se béton.

Qalqilya

  • jeudi 23 février : les FOI posent 5 check-points à travers Qalqilya ;
  • vendredi 24 février, 12 h 30, les FOI posent un check-point entre Jayyous et Kafr, au nord-est de Qalqilya ; elles arrêtent Morad Salah Nofal et Salah Salah Nofal, pour les relâcher à 12 h 45, après l'intervention de la Liaison militaire ;
    • 15 h, pose d'un check-point à l'entrée Est de Qalqilya, et
  • samedi 25 février, poses de 4 check-points dans Qalqilya.

Tulkarem

  • jeudi 23 février, 10 h 30, pose d'un check-point à l'entrée de Beit Leed, à l'est de Tulkarem ;
    • 18 h, les FOI postées au check-point d''Ennab sur la route de Tulkarem à Naplouse, à l'est de Tulkarem, durcissent les restrictions aux passages des Palestiniens ;
  • vendredi 24 février, 14 h, même opération sur 'Ennab, et
    • 18 h, pose d'un check-point à l'entrée de Far'oun, au sud.

Jénine

  • jeudi 23 février, 9 h 30, pose d'un check-point à l'entrée d''Arraba, au sud de Jénine, et un autre à l'entrée de Sanour, au sud-est, et
  • lundi 27 février, 15 h, un autre check-point à l'entrée de Zabbouba, au nord-ouest.

5 - Efforts pour créer une majorité juive à Jérusalem-Est

Les autorités d'occupation israéliennes poursuivent la judaïsation de Jérusalem et les expulsions des Palestiniens de la ville.

Le jeudi 23 février, le journal israélien Ma'ariv publie que le Comité de district de la municipalité israélienne pour l'Urbanisme et la Construction à Jérusalem a récemment enregistré le terrain de l'aéroport de Qalandya au nom de la municipalité israélienne à Jérusalem, et au nom de l'État d'Israël. Le Ma'ariv révèle que ledit terrain n'était précédemment enregistré au nom d'aucune autorité israélienne. Le département des Aéroports civils a confisqué le terrain et déposé une demande auprès de la municipalité pour qu'elle enregistre ces terres au nom de la municipalité et à celui de l'État d'Israël. Il faut noter que les autorités israéliennes ont fermé l'aéroport de Qalandya après le soulèvement de la Première Intifada en 1987.

Le quotidien ajoute que le ministre des Transports, Yezrael Katz, avait créé une commission pour étudier le dossier de l'aéroport de Qalandya. La commission a décidé de transférer les terres de l'aéroport à la municipalité israélienne, qui à son tour a décidé d'y monter une zone industrielle et d'y installer l'équipement de la municipalité. Selon Hagit Ofran, observateur des colonies pour le mouvement israélien la Paix Maintenant, la conversion d'un terrain pour le transport en zone industrielle va anéantir toutes les possibilités d'instauration de deux États, et d'ajouter : « Ce qui m'inquiète ce n'est pas à quel nom la terre sera enregistrée. Ce qu'il faut, c'est qu'elle soit transférée à l'Autorité palestinienne ».

Le mardi 28 février, la police israélienne prolonge la fermeture du Club Silwan Charity et Silwan Islamic pour un an.

6 - Colonisation et agressions des colons contre les civils palestiniens et leurs biens

La colonisation des TPO se poursuit, ainsi que les agressions des colons contre les Palestiniens pour leur voler leurs terres.

Jeudi 23 février, les FOI pénètrent dans Soreef, un village au nord-ouest d'Hébron, et démolissent un puits et des champs. Elles arrachent également des centaines d'arbres sous le prétexte que ces terres sont des « terres publiques ».

Témoignages des propriétaires et du responsable de la municipalité de Soreef au PCHR :

« Vers 2 h, (23 février), les FOI accompagnées de véhicules militaires et de bulldozers sont entrées dans les secteurs de Deir Mosa et d'Heelet al-Wahadeen, au nord-ouest de Soreef. Vers 4 h, elles ont commencé la démolition et l'arrachage des arbres sur de nombreux champs appartenant à 4 familles du village. Elles se retirées vers 8 h 30 ».

Résultat : un puits est détruit, 690 arbres sont arrachés, 22 dunums (2,2 ha) de terres sont saccagés, et 800 mètres de clôtures entourant les terrains doivent être remplacés.

Les terres et biens concernés appartiennent à :

  • Mohammed Ahmed Abdullah al-Qadi :
  • Mohammed Lafi Ahmed Ghneimat ;
  • Ishaq Abdul Fattah Abdullah al-Qadi, et
  • Suliman Mosa Othman Ghneimat.

Dans son témoignage, Mohammed Ghneimat indique les FOI l'ont empêché de s'approcher des terres pendant que les FOI les saccageaient. Elles ont aussi pulvérisé des substances toxiques sur le tronc des arbres. Ghneimat souligne que les terrains ciblés sont à 3 km du mur d'annexion.

Il faut préciser que les FOI avaient fait remettre 8 avis à des Palestiniens du village par un agent de l'Administration civile. Les avis indiquaient qu'il fallait arrêter des travaux de constructions dans leurs maisons au motif qu'ils n'avaient pas le permis de construire des autorités israéliennes. Ces maisons appartiennent à :

  • Yusef Mohammed Abdul Latif Ghneimat ;
  • Abdullah Hussein Ghneimat ;
  • Mahmoud Ahmed al-Hour ;
  • Ibrahim Mohammed Attallah al-Hour ;
  • Hussein Suliman Na'em, et
  • Mohammed Mahmoud Ghneimat.

Même jour, vers 7 h, les FOI pénètrent sur le secteur d'al-Njasat, au nord-ouest d'Hébron. Elles démolissent un bâtiment agricole de 29 m² et une citerne d'eau pour l'agriculture, les deux appartenaient à Ahmed Mosa Othman Danbabsah, du village de Noba.

Même jour encore, les FOI remettent des avis pour la démolition :

  • d'une mosquée ;
  • d'une école et,
  • des 19 abris des Bédouins de Kherbet Janba, au sud d'Hébron.

Selon les informations recueillies par le PCHR, et le témoignage d'Othman Jabareen, membre de la Commission nationale pour le secteur de Msafer Yatta, les avis israéliens annoncent la démolition d'une école de 3 classes, d'une mosquée construite en 1999, et de 19 abris de tôle et de toile. Les abris et les tentes appartiennent :

  • Khaled Hussein Jebreel ;
  • No'man Mohammed Mahmoud Jebreel ;
  • Isam Isa Yunis ;
  • Ibrahim Isa Rab'i, et
  • d'autres.

Dimanche 26 février, vers 9 h 30, les FOI envoient des avis pour la confiscation de 21 dunums de terres à Sartah, Hares et Qarawet Bani Hassan, au nord de Salfit.

Dans son témoignage au PCHR, Abdul Aziz 'Assi, responsable de la municipalité de Qarawet Bani Hassan, indique que ces terres entourent la colonie Burkan, à l'ouest de Salfit. Elles ont été confisquées il y a un an, quand les FOI les ont entourées d'une clôture de barbelés pour empêcher les Palestiniens d'y pénétrer, ouvrant la voie à leur confiscation pour des raisons de sécurité. Les FOI ont empêché les gens d'y entrer depuis ce temps-là.

Il faut préciser que d'après les avis, aucune terre ne devait être confisquée à Qarawet Bani Hassan, mais ces terres ont été touchées car elles avaient été précédemment enregistrées dans le dossier financier.

Le conseil de village de Hares confirme qu'un dunum a été confisqué par les FOI dans le village pour y poser des barbelés autour de la colonie Burkan. Ce dunum de terre appartient aux héritiers d''Azzam Abed Dawood.

Le conseil du village de Sartah souligne que, selon cet ordre militaire, 20 dunums devraient être confisqués.

Ces terres appartiennent à :

  • Mohammed Hussein Salah ;
  • Tayseer Mostafa Hamed Salah ;
  • Hamed Hussein Hamed Salah ;
  • Mahmoud Yusef Abu Zahra, et
  • Wa'el 'Abbas Sa'eed.

Lundi 27 février, un colon tire sur des bergers qui se trouvent sur leurs terres, au sud d'Hébron.

Selon les informations remises au PCHR, un colon israélien armé a essayé de s'emparer d'un mouton par la force. Les bergers se sont mis à courir après lui ; il a alors tiré sur le mouton et sur le berger. Pas de blessés.

Mardi matin, 28 février, un groupe de colons des colonies d'Hébron entrent sur le secteur d'al-Nabi Yunis, au nord d'Hébron. Ils passent par l'entrée Est avec 7 véhicules, mais la police et l'armée les font partir. Sans autres incidents.

Arrestations sur les check-points militaires

Jeudi 23 février, les FOI reprennent position sur un check-point à l'entrée Nord de Naplouse (Check-point 17) et arrêtent Baha' Salama Mahmoud 'Awad, 27 ans, de Jénine. Des témoins indiquent que les FOI arrêtaient les véhicules et contrôlaient les identités des Palestiniens qui voulaient passer le check-point. C'est là qu''Awad a été arrêté. Il faut préciser qu'' Awad est policier palestinien à Naplouse.

Même jour, vers 18 h, les FOI postées dans la zone zud d'Hébron arrêtent Sa'di Nafez Sa'di al-Atrash, 21 ans, d'Hébron. Al-Atrash est arrêté après avoir été mis sous la garde d'un soldat israélien au check-point qui conduit à le mosquée Ibrahimi. Il est arrêté parce qu'il est recherché par les FOI. Al-Atrash est emmené au poste de police israélien près de la colonie Kyriat Arba, au sud-est d'Hébron, avant d'être transféré au centre de détention de Kfar Etzion.

Vers 19 h, les FOI sur le check-point à l'entrée d'al-Tabaqa, au sud d'Hébron, arrêtent Ezz Eddin Salama Salama Hreibat et Ra'ed Mohammed Shnan, tous deux de 20 ans, d'al-Tabaqa. Ils sont interpellés sur l'accusation de « jets de pierres » sur des soldats israéliens et sont emmenés à Kfar Etzion.

Le PCHR a été informé que Hreibat avait été victime de coups de la part de 5 soldats pendant qu'il était sous leur garde. Les soldats l'ont mis dans une jeep et l'ont cogné sur tout le corps, spécialement à la tête et aux jambes. Quand son avocat l'a vu, il a remarqué des traces évidentes de coups, surtout à la main droite qui saignait encore. Hreibat a demandé à l'administration du centre de détention d'être soigné, ce qui lui a été refusé.

Vendredi 24 février, vers 14 h, les FOI qui patrouillent rue Tareq Ben Zeyad, au sud d'Hébron, arrêtent Tayseeer Taleb Othman Abu Sneina, 20 ans, d'Hébron. Abu Sneina est interpellé sour l'accusation de « jets de pierres » après que les FOI aient pourchassé des Palestiniens à la suite d'une dispersion d'une manifestation non violente. Il est transporté au poste de police près de la colonie Kyriat Arba, puis transféré à Kfar Etzion.

Samedi 25 février, vers 18 h, les FOI qui patrouillent à proximité de la colonie Ma'on, au sud d'Hébron, arrêtent Tareq Ibrahim Abu Jundiya et Yusef Omar Abu Jundiya, tous deux de 16 ans. Ils les ont interpellés pendant qu'ils faisaient paître leurs moutons sur des terres familiales. Ils sont emmenés au poste de police près de Kyriat Arba. Un militant du Comité contre les Colonies, à l'est de Yatta, Naser al-Nawaj'a, indique que la détention de ces deux enfants fait partie de toute une série d'agressions contre les bergers, pour les empêcher d'amener leurs bêtes à proximité de la colonie.

Lundi 27 février, les FOI sur un check-point permanent au sud d'Hébron arrêtent Mohanned Ameen Ali al-Bakri, 13 ans, élève à l'école d'al-Mutanabbi. Al-Bakri est interpellé alors qu'il est sur le chemin de l'école. Il est frappé et harcelé. Deux heures après son interpellation, les FOI l'emmènent au bureau de police, au sud-est d'Hébron, où il est interrogé. Après l'intervention de la Croix-Rouge internationale, Al-Bakri est relâché, le même jour.

Enquête du PCHR et témoignages :

« Vers 7 h 30 ce lundi 27, al-Bakri se rend à l'école, il doit passer par un check-point israélien. 2 soldats le suivent et l'arrêtent à 45 mètres de l'école. L'un des soldats l'attrape et le frappe aux jambes. Al-Bakri tombe à terre, le soldat se jette sur lui, le menotte et le harcèle pendant deux heures. Il est transporté ensuite au bureau de police pour y être détenu au motif qu'il "avait ramassé une balle avec l'intention de la jeter sur les soldats" ».

Dans son témoignage au PCHR, le directeur de l'école, Akram Khalil Suliman Zama'ra, 48 ans, déclare :

« Mohanned al-Bakri est élève en 8è année. Après avoir passé le check-point israélien, comme d'habitude, pour venir à l'école, deux soldats israéliens postés sur le check-point le suivent dès alors qu'il a fait 5 mètres après le check-point. Ils crient et pointent leurs armes sur lui. Ils l'arrêtent d'une manière atroce et provocatrice. C'est pendant ce temps-là que j'apprends son interpellation, et aussitôt, je sors de l'école.

« Je vois un soldat qui attrape le garçon et le frappe sur les jambes jusqu'à ce qu'il tombe au sol. Le soldat met un pied sur al-Bakri avant de lui prendre son sac, éparpillant tout son contenu sur le sol et déchiquetant le sac. J'interviens pour arrêter cette torture du garçon puis son père arrive, mais les soldats me repoussent et m'ordonnent de rentrer dans l'école, le fusil pointé sur moi.

« Dans le même temps, 6 autres soldats arrivent et remmènent le garçon au check-point, où il est menotté et forcé à s'asseoir à terre. Vers 9 h 30, arrive une jeep israélienne qui emmène al-Bakri au poste de police israélien près de Kiryat Arba. Il est détenu au motif, "avoir ramassé une balle pour la jeter sur les soldats". Le garçon m'a dit, après qu'il ait été relâché, qu'il avait été interrogé sur ce qu'ils lui reprochaient à propos de la balle. Il a totalement nié l'accusation, mais il a été mis sous forte pression pour qu'il fasse un aveu.

« Après qu'on l'ait appelé, le représentant de la Croix-Rouge internationale à Hébron intervient et se rend au poste de police. Al-Bakri est libéré vers midi et demi, le même jour. J'ai rencontré alors le garçon, et j'ai senti à quel point il avait été choqué par cette agression. »

D'après son enquête et le témoignage de l'école, les FOI qui sont postées à ce check-point depuis 9 ans, ont l'habitude d'arrêter les enseignants et les élèves de cette école. Ils les frappent et les harcèlent alors qu'ils se rendent à l'école ou qu'ils rentrent chez eux. Dans ce contexte, 112 élèves sur les 268 de l'école doivent passer, deux fois par jour, à ce check-point. Les élèves sont soumis à détentions, fouilles et insultes verbales quotidiennement. Au cours des dernières semaines, 27 élèves de première et deuxième années ont été victimes de coups en passant le check-point. En outre, les 14 enseignants et employés de l'école sont soumis à des fouilles et des détentions de plusieurs heures, avec comme résultat que le processus d'éducation en est sérieusement affecté. Lors de l'attaque la plus récente contre les enseignants, les FOI ont détenu 4 enseignants vers midi et demi, le jeudi 23 février. Ces enseignants sont :

  • Bashar al-Natsha ;
  • Ibrahim Zahda ;
  • Safwat Tneina et
  • Mohanned al-Za'tary.

Les FOI prétendaient que leur détention faisait partie des « contrôles sécurité ».

Mardi 28 février, les FOI posent un check-point à l'entrée de Qalqilya. Elles contrôlent les identités des Palestiniens qui passent au check-point. Elles arrêtent Ma'zouz Abdul Rahman Mohammed Kleib, 20 ans, de Hares, au nord de Salfit. Il est tansporté à la prison d'Huwara, au sud de Naplouse. Il faut noter que Kleib est membre du Service de la Sécurité nationale palestinienne.

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