austérité

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par Anouk Renaud

Ces dernières années, les projets d'accords de libre-échange de l'Union européenne s'accélèrent. Si la fièvre libre-échangiste européenne continue ses ravages dans les pays du Sud (pensons au cas récent de l'Équateur, mais aussi aux accords de partenariat économique - APE - avec les pays africains) elle touche désormais également les pays du Nord. Que ce soit le TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) négocié avec les Etats-Unis ou le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) clôturé avec le Canada, ces accords constituent une importante menace pour l'endettement des Etats.

Par Venios Angelopoulos
Mathématicien, membre de Syriza

Il y a deux mois et demi, les élections ont propulsé au gouvernement une coalition inédite, composée de Syriza (gauche radicale) et de Anel (Grecs Indépendants, droite), qui ont obtenu respectivement 36,4 % et 4,8 % des suffrages. Ce fut la dernière étape d'une ascension jamais vue auparavant : en effet, Syriza avait obtenu 4,5 % lors des élections de 2009, 17 % et 27 % aux élections consécutives de mai et juin 2012 pour arriver en tête cette année.

Le tout jeune parti espagnol Podemos - « Nous pouvons » - vient de fêter sa première année d'existence. Ce mouvement de gauche avait fait une entrée remarquée sur la scène politique lors des élections européennes, avec près de 8% des voix. Il se positionne désormais comme 3ème force politique en Espagne : il a attiré 15% des votants en Andalousie, en mars. Comment expliquer ce fulgurant succès ? Quel est son programme, sa stratégie politiques et médiatique ? « La politique espagnole ne sera jamais plus comme avant, même si l'on disparaissait demain, affirme Miguel Urbán Crespo, député européen et n°2 de Podemos.