témoignage

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De ce côté-ci de l’Atlantique, on évoque volontiers « le journalisme à l’américaine » : enquêtes impartiales et rigoureuses, faits vérifiés auprès de plusieurs sources indépendantes, citations exactes, conclusions étayées par un faisceau de preuves irréfutables. Il s’agit souvent d’un mythe, surtout par ces temps de dictature de l’audimat sur les medias américains. Mais le journalisme tel que prat

Ce sont surtout des visages tristes qui ont accueilli les deux prisonniers qui ont pu quitter la prison israélienne pour rentrer chez eux dans le camp de réfugiés de Jénine. Comment faire la fête quand environ 200 autres habitants du camp sont encore en détention ?

mardi 31 juillet 2007
Gideon Lévy - Ha’aretz


Ça goudronne de partout. En fait non. Le tas de goudron envoyé de Tulkarem a été retenu à un barrage pendant deux heures et les ouvriers étaient là dans la chaleur à ne rien faire.

Six familles enfermées dans une seule chambre, une journée durant, sur ordres des soldats. 15 enfants et nourrissons et 13 adultes, dont une vieille dame malade, se sont serrés dans la chambre à coucher du sous-sol. Interdiction d’allumer la lumière. Interdiction de parler. L’armée israélienne en opération à Naplouse.

Gideon Lévy

Que font 21 heures durant, emprisonnées dans une seule pièce, 28 personnes dont de nombreux enfants et même des enfants en bas âge ? Comment passent-elles le temps qui se traîne ? Comment apaisent-elles les enfants qui pleurent et qui sont terrifiés ? Comment prennent-elles soin de la grand-mère de santé délicate ? Interdiction d’allumer la lumière, interdiction d’allumer la télévision, interdiction de parler. Des soldats armés à l’entrée de la chambre. Les téléphones portables confisqués. Essayez de vous représenter la scène. Il est permis d’aller aux toilettes mais seulement après en avoir reçu l’autorisation, Les langes qui ont été employés s’entassent dans un coin de la pièce. Deux femmes ont été autorisées à aller cuisiner, mais seulement après de longues négociations.

50 Euro (Aide Publique au développement)

par Vincent Munié.
Bujumbura, Burundi, février 2007.

Francine s’est dépêchée ce matin. Il lui a fallu se lever tôt, marcher jusqu’à la « gare du nord », cette place de Kamenge où se regroupent les vélos taxis, en trouver un avec un porte-bagages pas trop assassin, et enfin subir les cahots du bitume défoncé pendant les 30 minutes de trajet vers le centre de la ville. Mais elle était à l’heure devant l’ambassade de France, elle, comme les autres. À sept heures trente du matin, ils sont déjà une quarantaine à faire la queue devant la porte et le filtre du consulat. Les traits sont tendus, personne ne parle. Ce n’est pourtant pas là une conséquence de l’horaire, car pour tous ici, aujourd’hui, à cette heure, l’enjeu est crucial : obtenir un visa.

Par Nurit Peled-Elhanan
lundi 25 juin 2007

Bonsoir. C’est un grand honneur pour moi d’être sur cette scène aux côtés de mon ami et frère Bassam Aramin, un homme du camp de la paix palestinien, un des fondateurs du mouvement des Combattants de la paix dont deux de mes enfants, Elik et Gaï, sont membres. La semaine dernière, mardi à Anata et jeudi à Tul Karem, le mouvement des Combattants de la paix a réussi à organiser deux rassemblements et a recruté dix milliers de Palestiniens pour son objectif – une lutte non violente contre l’occupation, mêlant étroitement Israéliens et Palestiniens.

Hedy Epstein, âgée aujourd’hui de 82 ans, est née à Freiburg, en Allemagne, en 1924 (1), et vivait à Kippenheim, un village situé à environ 30 km au nord de Freiburg. Elle est l’unique enfant de parents qui sont morts dans les camps d’extermination nazis. Elle n’a jamais cessé de lutter en faveur des droits et pour la dignité de tous les êtres humains.

En 2003, Hedy a décidé de se rendre en Palestine. Elle est revenue terriblement choquée de ce qu’elle y a vu: des femmes et des enfants palestiniens sans défense, tout un peuple brutalisé, enfermé dans des ghettos.

par Annalena Dii Giovanni
Mondialisation.ca, Le 12 juin 2007

La presse libanaise donne désormais pour imminente la fin des affrontements entre l’armée libanaise et les miliciens de Fatah al Islam, les jihadistes qui résistent sous les ordres de Shaker al Absi dans le camp de réfugiés de Nahr-al-Bared, à côté de Tripoli. Le Croissant rouge maintenant ne peut plus atteindre qu’avec peine l’entrée méridionale du camp de réfugiés palestinien, et lance l’alarme sur les conditions des survivants. Tout manque : l’eau potable, l’électricité, les médicaments. Dans les rues à moitié désertes de Tripoli, les libanais ne comprennent pas le choix de résister à l’intérieur du camp, de la part des réfugiés. « Pourquoi ne sortent-ils pas, quelles maisons voudraient-ils défendre ? Ils seront accueillis ici. En restant, ils couvrent les terroristes ».

1967: A birth in prison

Manal Ghanem

June 9, 2007 2:00 PM

commentisfree.guardian.co.uk

My youngest child was born in a prison. I named him Nour ("Light"), to signal the hope that he brought to me. Nour was loved by all the prisoners as well - when the prison guards banned the Red Cross from delivering any toys to him, we sewed a teddy bear for him ourselves, using cloth ripped from our brown uniforms.

"Comment acceptez-vous de vendre votre force à des chefs qui vous méprisent et vous traitent comme des esclaves ? L’idée me parait étrange... Vous pouvez arrêter la marche de ce monde qui broie les hommes, comme vous arrêtez les locomotives... Dans la lutte renaissent la fraternité oubliée, le sourire des espoirs partagés, le courage de vouloir. La fin de la survie et le début de vivre..." (Discou

Toute la vérité est dite

Par un mécanicien de ligne aérienne, le 4 avril 2004

​​​​Pour des raisons que vous comprendrez en lisant je ne puis divulguer mon identité. Je suis mécanicien d'aviation pour une importante ligne aérienne. Je travaille sur l'une de nos bases de maintenance située dans un grand aéroport. Je pense avoir découvert des informations que vous trouverez importants.

Bien Chers Toutes-Zé-Tous,

Dans cette période post-électorale où la France s'est choisi un destin qui a vu l'avènement de notre nouveau Conducator, Petit Père des Peuples : Sicolas Narkozix.... Je suis quelque peut inquiet...

Je suis né bourgeois. Ai reçu une éducation bourgeoise dans le respect d'autrui avec tolérance, politesse et courtoisie. Une instruction religieuse "entre la soutane et le goupillon". Dans une famille profondément gaulliste qui m'a inculqué le respect des institutions de la République et une soumission sans faille à ses autorités représentatives....

Rania Massoud

publié le samedi 19 mai 2007.



"Je ne pardonnerais jamais, ni au Fateh ni au Hamas, leurs actes criminels passés, présents et futurs contre le peuple palestinien."



Mona et Leila racontent leur quotidien à Gaza sur leurs blogs personnels.

Dans la ville fantôme qu’est devenue Gaza, la peur rythme le quotidien des habitants. Pris entre deux feux - les bombes israéliennes, d’une part, et les violents affrontements opposant les miliciens du Hamas et du Fateh, d’autre part - les civils palestiniens, surtout les enfants, constituent les premières victimes physiques et psychologiques de ces conflits. Dans un acte qui relève de la « résistance », de plus en plus de mères palestiniennes n’hésitent plus à crier leur désespoir « on-line », sur des blogs personnels. Des récits émouvants au nom de l’innocence perdue à Gaza...

Le ministre palestinien de l’Information adresse un message à L’AFPS qui tient son Congrès les 12 et 13 mai à St Denis

Ramallah, le 9 mai 2007,

Chers amis, chers amis du peuple palestinien, amis de la Justice et de la Paix, et je peux le dire, MES amis, je suis sincèrement désolé de ne pouvoir assister à votre Congrès, mais je vous vous remercie beaucoup pour votre invitation.

Luttant pour la paix et pour survivre malgré les grandes tragédies qui les ont frappés personnellement, les trois homonymes des prophètes et leurs familles, comme tant de Palestiniens paralysés par l’occupant, font partie de ces vrais héros - bien souvent oubliés - de la Palestine.

Anna Baltzer
publié le mercredi 9 mai 2007.

Il y a 5 ans, Mohammed âgé de 9 mois et sa grand-mère étaient dans leur maison de Cisjordanie quand celle-ci a commencé à se remplir d’un gaz neurotoxique qui venait de la base militaire voisine des forces d’occupation israéliennes.

Mohammad al-Makki Ahmad

publié le jeudi 10 mai 2007.

Au deuxième jour de la conférence du Dialogue des religions, tenue à Doha (Qatar), des participants ont soulevé une vive polémique sur les questions palestinienne, irakienne et afghane.

A la Cinquième conférence de Doha (Qatar) sur le Dialogue des religions :

l’Imam d’Hébron dénonce la politique israélienne de purification ethnique à Jérusalem.

Bushra's blood-stained grammar workbook now serves as a kind of memorial. (Miki Ktratsman)

15:47 06/05/2007
Bushra's final exam
By Gideon Levy

Blood on the hands: Two crimson handprints stain the white wall. The tile floor shines in shades of brown, the walls are painted in white and soft pastels, their new house, after the two previous ones were destroyed by the "Israel" Defense Forces. The bloody handprints stand as silent testimony on the wall of the staircase that goes up to the second floor. This is where Ruqiya stood, the blood of her dead daughter all over her hands, as she pounded them on the wall in a panic, desperately calling to the neighbors for help. She pounded and pounded, her palms staining the wall, when outside stood a line of terrifying jeeps, on the roof of the building down the street stood the snipers and in the other room Bushra lay dead in a spreading pool of blood, a bullet hole in the center of her forehead.

Petite phrase incongrue que l’ont retrouve dans de nombreuses bouches, notamment chez le soldat servant fièrement sa patrie israélienne.

Nadia S.
publié le mardi 8 mai 2007.

Je lisais récemment dans « Les seigneurs de la guerre » de Jean Bacon, que les chefs militaires (de toutes contrées) s’attachent à « maintenir chez le soldat l’image type de l’ennemi, créature hideuse, à détruire sans délai.

L'histoire se passe à Trouducul-sur-Mer, où j'habitais l'an passé. On est au printemps, les petits oiseaux pépient et les mères de famille de Trouducul-sur-Mer (1), séduisantes sylphides aux chicots pourris, s'ennuient vaguement à l'heure où les enfants sont en classe et où, subséquemment, elles n'ont à pousser devant elles que leur ennui bovaryen et leur poussette vide.



Heureusement, le destin leur procure bientôt le sain dérivatif dont elles ont besoin : l'école privée va fermer. Les généreuses bonnes soeurs qui gèrent l'établissement ont décidé de vendre les murs à un promoteur immobilier. Parce que c'est pas le tout, mais l'éducation des mômes, on n'a pas que ça à foutre quand le prix du mètre carré atteint des sommets si élevés. Branle-bas-de-combat dans les rues trouducaises : sous l'impulsion du directeur du supermarché, un sarkozyste bon teint à qui je ne confierais pas ma grand-mère, une pétition circule. Les caissières ont pour ordre d'exiger la signature de tous les clients. On ne peut plus acheter son jambon sous vide et ses briques de lait aux OGM sans se faire brailler dessus la phrase rituelle : "ça fait vingt zeuros trente-cinq. Zavez la carte du magasin ? Tenez, faut signer la pétition !". Non, réponds-je, je n'ai pas de carte de fidélité, et je ne signerai pas votre cochonnerie ; je suis anticlérical, si vous voulez tout savoir. La grand-mère qui m'a propulsé son caddie dans le coccyx manque de s'évanouir. Il faut dire qu'à Trouducul, le curé refuse tout bonnement de marier les jeunes gens qui ont fauté avant le mariage (si !). "Anticlérical", ce n'est même plus un gros mot, c'est carrément une faille spatio-temporelle.

Nous pensions être informés par la lecture du « Monde diplomatique » et des textes de l’AFPS...

publié le mardi 1er mai 2007

François-Régis et Martine Guillaume

Nous réalisons, même sans avoir été témoin d’aucun événement dramatique, ni être allé dans aucun des endroits les plus ravagés comme Gaza ou les camps de réfugiés, que nous n’avions pas perçu, depuis Paris, l’intensité de la guerre continue que l’Etat d’Israël mène au peuple Palestinien.