témoignage

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Les images ont été prises par un réalisateur américain indépendant le mercredi 15 août, au checkpoint de Ras at-Tira, dans le district de Qalqiliya, et montrent les trois enfants essayant de passer le checkpoint, dans une carriole tirée par un cheval, lorsqu'ils sont arrêtés par deux soldats israéliens.

Par ISM

On voit clairement la femme soldat frapper les garçons avant de leur cracher dessus et de les renvoyer d'où ils viennent. On voit ensuite son collègue ramasser des pierres par terre et les jeter aux enfants qui s'en vont.

Et malgré tout c’est chacun qui compte

par Karl Müller, Allemagne

Joshua Key est un déserteur de l’armée des Etats-Unis. Il a pu trouver de l’aide et se réfugier au Canada avec sa femme et ses quatre enfants. Là-bas, il espère trouver l’asile politique.

Joshua Key n’est pas issu du mouvement de paix américain, il n’est pas une personne active dans la politique au sens traditionnel du terme. Il a grandi dans des circonstances pauvres et difficiles.

A coups de gourdin, de crosse de fusil, de coups de pieds portés à la tête, des soldats ont tué Jihad Al Shaer, un jeune homme de 19 ans qui se rendait à l’université pour s’y inscrire. L’armée affirme que Jihad Al Shaer a tenté d’attaquer les soldats avec un couteau. Un témoin dit qu’ils ont continué à le frapper alors qu’il était étendu par terre, menotté et inconscient.

mercredi 15 août 2007

DE JÉRUSALEM À HÉBRON : "UN ROAD MOVIE" SOUS HAUTE SURVEILLANCE



Après sa visite à Jérusalem, Julien découvre Hébron. Les lectures, les photos, les récits, ne peuvent éviter le choc que chacun ressent sur place.



28/07/2007



"Je me leve tot, j’ai rendez-vous au Jerusalem Hotel pour me rendre a Hebron avec Ahmed. Le fait d’avoir deja croise deux patrouilles de militaires israeliens sur mon chemin vers l’hotel m’a deja mis dans de méchante humeur.


À l’occasion d’un voyage « touristique » en Israël à l’automne 2006, j’ai fait une incursion de quelques jours dans les territoires palestiniens, avec un photographe américain, Stephen Shaner, rencontré à Jérusalem.

À partir de la porte de Damas, juste à la sortie du quartier arabe de Jérusalem, nous prenons un taxi collectif qui nous emmène vers Hébron. De là, nous prendrons encore deux ou trois autres minibus avant d’aboutir, trois heures plus tard (pour un trajet d’environ 45 km), à la toute fin d’une route défoncée, presque impraticable, à At-Tuwani.

Salam, shalom. « Paix » en arabe; « paix » en hébreu. Deux langues soeurs. Deux peuples frères. Qui ont longtemps vécu en harmonie. Et pourtant : une haine quinquagénaire aujourd’hui.

Le désengagement de Gaza : et après?

En août-septembre 2005, le gouvernement israélien a évacué les colonies juives de la bande de Gaza. Beaucoup de médias du monde et une partie de la communauté internationale ont interprété ce retrait unilatéral comme un pas vers la restauration de la paix.

Retour d’une mission à Gaza, Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme, fait part (à Politis) de ses impressions et de son analyse.

publié le dimanche 5 août 2007
Michel Tubiana

Le bâtiment neuf et imposant d’Erez ne rend pas plus humain le parking sans abri ou presque, et la voix métallique des haut-parleurs israéliens rend encore plus grotesque le panneau de bienvenue.

Ces colons exécutent à leur manière ce que font les autorités « légales » d’occupation : chasser les Palestiniens de leur terre, y faire de la place pour les Juifs.

samedi 11 août 2007
Amira Hass - Ha’aretz

{{Rassemblement agressif de colons juifs à Hébron devant des habitations palestiniennes dont les habitants ont été chassés - Photo : MaanImages/Mamoun Wazwaz}}

J’attire votre attention sur ce reportage, exemplaire de par sa déontologie journalistique, tellement rare dans les médias américains. Time va non seulement recevoir des milliers de courriers de protestation des lobbyistes juifs, menaçant de se désabonner au cas où ils ne l’auraient pas déjà fait, lâchant les chiens des officines sionistes de chasse aux sorcières antisionistes Camera et Honesteporting et, très vraisemblablement, organisant des visites en chair et en os de certains des censeurs les plus puissants duLobby, tel Abe Foxman de l’Anti-Defamation League ou le président tout aussi odieux, bien que moins vociférant, de l’American Jewish Congress, David Harris.

« Comment faire pour que les médias parlent quotidiennement de notre situation au point que les gens, la nuit, en arrivent à rêver de nous, les gens de Nahr al-Bared ? ».

mercredi 8 août 2007
Dr Marcy Newman - Electronic Lebanon


Beyrouth, Liban, le 4 août 2007

La semaine dernière, un groupe de militants internationaux, de personnes du camp de réfugiés de Shatila et d’autres du comité des personnes déplacées de Nahr al-Bared ont tenu une réunion pour rechercher la façon de briser le silence des médias sur le siège du camp de réfugiés de Nahr al-Bared.

Le convoi est arrivé, constitué d’un bulldozer et de jeeps Hummer, et il s’est arrêté dans un énorme vacarme.

mardi 7 août 2007
Gideon Lévy - Ha’aretz

{{Invasion des blindés israéliens dans Jénine en avril 2002 - Photo tirée du film de Mohamed Bakri : "Jénine, Jénine !"}}
Quelques heures après que le drone a commencé à striduler dans le ciel, le convoi est arrivé, constitué d’un bulldozer et de jeeps Hummer, et il s’est arrêté dans un énorme vacarme. Mon âme a failli s’échapper. Deux heures et demie du matin. Le camp de réfugiés de Jénine.

De ce côté-ci de l’Atlantique, on évoque volontiers « le journalisme à l’américaine » : enquêtes impartiales et rigoureuses, faits vérifiés auprès de plusieurs sources indépendantes, citations exactes, conclusions étayées par un faisceau de preuves irréfutables. Il s’agit souvent d’un mythe, surtout par ces temps de dictature de l’audimat sur les medias américains. Mais le journalisme tel que prat

Ce sont surtout des visages tristes qui ont accueilli les deux prisonniers qui ont pu quitter la prison israélienne pour rentrer chez eux dans le camp de réfugiés de Jénine. Comment faire la fête quand environ 200 autres habitants du camp sont encore en détention ?

mardi 31 juillet 2007
Gideon Lévy - Ha’aretz


Ça goudronne de partout. En fait non. Le tas de goudron envoyé de Tulkarem a été retenu à un barrage pendant deux heures et les ouvriers étaient là dans la chaleur à ne rien faire.

Six familles enfermées dans une seule chambre, une journée durant, sur ordres des soldats. 15 enfants et nourrissons et 13 adultes, dont une vieille dame malade, se sont serrés dans la chambre à coucher du sous-sol. Interdiction d’allumer la lumière. Interdiction de parler. L’armée israélienne en opération à Naplouse.

Gideon Lévy

Que font 21 heures durant, emprisonnées dans une seule pièce, 28 personnes dont de nombreux enfants et même des enfants en bas âge ? Comment passent-elles le temps qui se traîne ? Comment apaisent-elles les enfants qui pleurent et qui sont terrifiés ? Comment prennent-elles soin de la grand-mère de santé délicate ? Interdiction d’allumer la lumière, interdiction d’allumer la télévision, interdiction de parler. Des soldats armés à l’entrée de la chambre. Les téléphones portables confisqués. Essayez de vous représenter la scène. Il est permis d’aller aux toilettes mais seulement après en avoir reçu l’autorisation, Les langes qui ont été employés s’entassent dans un coin de la pièce. Deux femmes ont été autorisées à aller cuisiner, mais seulement après de longues négociations.

50 Euro (Aide Publique au développement)

par Vincent Munié.
Bujumbura, Burundi, février 2007.

Francine s’est dépêchée ce matin. Il lui a fallu se lever tôt, marcher jusqu’à la « gare du nord », cette place de Kamenge où se regroupent les vélos taxis, en trouver un avec un porte-bagages pas trop assassin, et enfin subir les cahots du bitume défoncé pendant les 30 minutes de trajet vers le centre de la ville. Mais elle était à l’heure devant l’ambassade de France, elle, comme les autres. À sept heures trente du matin, ils sont déjà une quarantaine à faire la queue devant la porte et le filtre du consulat. Les traits sont tendus, personne ne parle. Ce n’est pourtant pas là une conséquence de l’horaire, car pour tous ici, aujourd’hui, à cette heure, l’enjeu est crucial : obtenir un visa.

Par Nurit Peled-Elhanan
lundi 25 juin 2007

Bonsoir. C’est un grand honneur pour moi d’être sur cette scène aux côtés de mon ami et frère Bassam Aramin, un homme du camp de la paix palestinien, un des fondateurs du mouvement des Combattants de la paix dont deux de mes enfants, Elik et Gaï, sont membres. La semaine dernière, mardi à Anata et jeudi à Tul Karem, le mouvement des Combattants de la paix a réussi à organiser deux rassemblements et a recruté dix milliers de Palestiniens pour son objectif – une lutte non violente contre l’occupation, mêlant étroitement Israéliens et Palestiniens.

Hedy Epstein, âgée aujourd’hui de 82 ans, est née à Freiburg, en Allemagne, en 1924 (1), et vivait à Kippenheim, un village situé à environ 30 km au nord de Freiburg. Elle est l’unique enfant de parents qui sont morts dans les camps d’extermination nazis. Elle n’a jamais cessé de lutter en faveur des droits et pour la dignité de tous les êtres humains.

En 2003, Hedy a décidé de se rendre en Palestine. Elle est revenue terriblement choquée de ce qu’elle y a vu: des femmes et des enfants palestiniens sans défense, tout un peuple brutalisé, enfermé dans des ghettos.

par Annalena Dii Giovanni
Mondialisation.ca, Le 12 juin 2007

La presse libanaise donne désormais pour imminente la fin des affrontements entre l’armée libanaise et les miliciens de Fatah al Islam, les jihadistes qui résistent sous les ordres de Shaker al Absi dans le camp de réfugiés de Nahr-al-Bared, à côté de Tripoli. Le Croissant rouge maintenant ne peut plus atteindre qu’avec peine l’entrée méridionale du camp de réfugiés palestinien, et lance l’alarme sur les conditions des survivants. Tout manque : l’eau potable, l’électricité, les médicaments. Dans les rues à moitié désertes de Tripoli, les libanais ne comprennent pas le choix de résister à l’intérieur du camp, de la part des réfugiés. « Pourquoi ne sortent-ils pas, quelles maisons voudraient-ils défendre ? Ils seront accueillis ici. En restant, ils couvrent les terroristes ».

1967: A birth in prison

Manal Ghanem

June 9, 2007 2:00 PM

commentisfree.guardian.co.uk

My youngest child was born in a prison. I named him Nour ("Light"), to signal the hope that he brought to me. Nour was loved by all the prisoners as well - when the prison guards banned the Red Cross from delivering any toys to him, we sewed a teddy bear for him ourselves, using cloth ripped from our brown uniforms.