Grèce

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Par Patrick Mignard

Alors que la victoire électorale de Syrisa, le parti de la gauche radicale, afflige les financiers et gestionnaires de l'Europe du Capital, elle ne peut que satisfaire celles et ceux qui, en Grèce et en Europe, militent contre les politiques d'austérité et le partage inégalitaire des richesses.

Gardons-nous cependant des élans euphoriques et irrationnels suscités par une victoire électorale.

Photo : « Nous ne devons ni accepter ni reconnaître le gouvernement des néo-nazis en Ukraine. »

Suite à la victoire remportée dimanche par le parti de la gauche radicale SYRIZA en Grèce, les moindres faits et gestes de son leader, Alexis Tsipras, ont été particulièrement scrutés par les observateurs internationaux.

Il n'est sans doute pas anodin que pour son premier acte officiel, le futur Premier Ministre grec ait choisi de se rendre au champ de tir de Kaisariani, pour rendre hommage aux 200 militants politiques grecs qui y ont été exécutés par les Nazis le 1er mai 1944.

par Frédéric Lordon *

Ce dimanche 25 janvier ont lieu en Grèce des élections législatives qui pourraient s'avérer historiques : Syriza, la coalition de gauche d'Alexis Tsipras, est en tête des sondages. Mais pour Frédéric Lordon, l'étau allemand et les inconséquences de la formation grecque condamnent celle-ci à des acrobaties douloureuses...

Il y a maintenant longtemps que l'Europe s'est enfermée elle-même dans la nasse constitutionnelle des traités libéraux, d'où elle n'a plus laissé que deux voies de sortie, et deux seulement :

Par Página 12

Syriza à deux sièges de la majorité absolue qui lui permet de gouverner seul. Tsipras dit de sa victoire qu'elle est aussi celle de tous les peuples d'Europe « qui luttent contre l'austérité destructrice de notre avenir commun ».

Coup de théâtre historique en Grèce. La coalition de gauche Syriza, emmenée par le leader Alexis Tsipras, a remporté hier (dimanche 25) les élections générales en recueillant 36,4 pour cent des suffrages, total qui frôle la majorité absolue (149 sièges) [1], lui permettant de gouverner seule et d'en finir avec les décisions imposées par l'Union Européenne et le Fonds Monétaire International.

www.lcr-lagauche.be

par Eric Toussaint, Maud Bailly

Éric Toussaint interviewé par Maud Bailly

En 2012, la Troïka R a procédé à une restructuration de la Dette R

par Attac France

Attac se félicite de la victoire historique de Syriza aux élections législatives en Grèce, dans un contexte de fortes résistances populaires et de grèves. Le peuple grec subit depuis 5 ans les brutales politiques d'austérité de la Troïka R

par Patrick Cockburn

El líder de Syriza pudo formar gobierno al alcanzar un acuerdo con los Griegos Independientes, un pequeño partido de la derecha nacionalista que se opone firmemente a la austeridad impuesta por la Unión Europea.

El líder de izquierda Alexis Tsipras juró como primer ministro de Grecia ayer después de la decisiva victoria de su partido, Syriza, sobre los partidos pro establishment que apoyan el programa de la Unión Europea (UE), que empobreció a muchos griegos.

Robert BIBEAU

Doit-on se réjouir, ou doit-on pleurer, du drame épique qui se complique dans la République hellénique ? Voici comment la gauche bourgeoise présente l'enjeu des élections. Dimanche 25 janvier, auront lieu les élections législatives grecques. Tous les partis sont présents, y compris ceux qui ont œuvré en faveur des politiques de destruction de l'État et de ses institutions.

Stathi Kouvelakis

Comme prévu, c'est une vague Syriza qui a emporté les élections ce dimanche. A Athènes dans les quartiers populaires, c'est une véritable débandade pour la droite. En province, ce sont des pans entiers de l'électorat de droite qui se sont ralliés, après ceux du PASOK. Du point de vue politique, la bourgeoisie grecque et son personnel politique sont abattus et aphones.

FPLP - Communiqué

Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) envoie ses félicitations à SYRIZA et au peuple grec pour la victoire électorale historique du 25 janvier 2015.


Le peuple grec a décidé de dire non à l'austérité, à l'humiliation et à l'assujettissement économique, en votant pour SYRIZA et en envoyant un message clair disant que la voie du néolibéralisme, de la répression et de la soumission aux puissances impérialistes européennes était rejetée.

Richard GOTT

George Gordon Byron (1788-1824)

Il y a quelques années, alors que je voyageais dans l'avion présidentiel de Hugo Chavez avec un ami français du Monde Diplomatique, on nous demanda notre avis sur la situation en Europe. Un mouvement vers la gauche était-il possible ? Nous répondîmes avec le ton déprimé et pessimiste qui caractérisait les premières années du 21 siècle.

Le parti d'Alexis Tsipras remporte les élections législatives avec une avance supérieure à ce que prédisaient les sondages. Mais sans qu'on puisse savoir s'il obtiendra la majorité absolue.

Les électeurs grecs ont décidé de porter au pouvoir Syriza, le parti de gauche bien décidé à contester les règles d'austérité imposées aux pays de l'UE depuis la crise. Après le dépouillement de 38,54% des bulletins, Syriza obtenait 35,73% des voix contre 28,48 % à la Nouvelle Démocratie du Premier ministre conservateur Antonis Samaras.

TRIBUNE

La première bonne nouvelle grecque, c'est de faire renaître un vrai débat européen. La Grèce n'est pas un pays parmi d'autres et il ne s'agit pas d'une élection entre mille. Vouloir réduire la victoire de Syriza à un télescopage franco-français ou à son duplicata sur notre scène politique serait une immense erreur. La Grèce a une place historique, connue de tous, berceau de la démocratie, elle est le foyer de la civilisation européenne et a livré bien des mots de notre dictionnaire.

En échange de l'aide financière internationale, la Grèce s'est vue imposer un vaste programme de privatisations. Transport, énergie, loterie nationale, gestion de l'eau, infrastructures, patrimoine culturel... C'est la braderie générale ! Investisseurs russes, chinois ou azéris, multinationales françaises ou allemandes, et surtout les oligarques grecs, se ruent sur ces bonnes affaires, sur fond d'irrégularités et de soupçons de corruption.

Yiannis Burnous, Dimitris Stratoulis, Theano Fotiou

Yiannis Burnous est membre du comité exécutif du Parti de la gauche européenne Dimitris Stratoulis est syndicaliste et député Syriza, responsable de la commission Emploi, Theano Fotiou est députée Syriza.

Défaire la campagne de terreur dirigée contre les peuples européens.
Par Yiannis Burnous Membre du comité exécutif du Parti de la gauche européenne

Anastase ADONIS

Dimanche 25 Janvier, auront lieu les élections législatives grecques. Tous les partis sont présents, y compris ceux qui ont œuvré en faveur des politiques de destruction de l'Etat et de ses institutions. La commission européenne montre qu'elle suit de très près l'événement. Elle a même eu à intervenir pour mettre en garde la population : en cas de victoire de SYRIZA, elle ne sera pas contente du tout.

par Ana Azaria Présidente

Nous savons quel désastre humain a provoqué la politique d'austérité imposée depuis 5 ans à la Grèce par la Troïka R.
Les licenciements, notamment dans la fonction publique, la diminution des salaires, la précarité, la destruction du système de santé et la détérioration des services publics en général ont affecté l'ensemble du peuple grec.

À 48 heures des élections législatives en Grèce, le parti de gauche Syriza est toujours en tête des sondages. Quelles seraient les premières mesures d'un gouvernement dirigé par Syriza ? Donner accès à tous à l'électricité, aux soins médicaux et à la nourriture, répond Zoé Konstantopoulou, députée de Syriza, pressentie comme ministre de la Justice. La priorité : faire face à la crise humanitaire que connait le peuple grec, agir pour annuler une partie de la dette, réinstaurer une réelle démocratie parlementaire aujourd'hui mise à mal.

Christine Lagarde

par Renaud Vivien

A quelques jours des élections en Grèce, le FMI R