Sa conclusion : le système économique de marché engendre spontanément des inégalités croissantes, avec une période intermédiaire de 1914 à la fin des années 70 (qu'il explique par la survenance de chocs, de guerres, non par le développement « normal » de la société capitaliste) ; d'où la nécessité d'avoir au niveau mondial une taxe sur le patrimoine.

Il est évident qu'une telle thèse n'a pas réjoui les néolibéraux et les ultraconservateurs.

Raúl Zibechi

La crise continue de révéler tout ce qui restait caché en temps normal, y compris les projets stratégiques de la classe dirigeante, sa façon de voir le monde, ce sur quoi elle mise pour demeurer une classe dominante. C'est, en gros, son objectif principal, celui auquel elle subordonne tout le reste, y compris les modes capitalistes de reproduction économique.